Chambre Syndicale des Médecins du Val d'Oise : CSMVO




Statines :
recommandations et opinions différentes.

20 juin 2005 Dr Pierre SOUMARMON


Pour confirmer ce qui est écrit ci-dessus au sujet de l'évolution prochaîne des recommandations, nous avons lu dans le JIM du 03 octobre 2005, un article remettant profondément en question nos habitudes actuelles concernant l'usage et l'utilité des statines.
Nous vous en proposons une transcription intégrale en suivant le lien ICI.

PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDEMIQUE
RECOMMANDATIONS DE BONNE PRATIQUE DE L’AFSSAPS
— MARS 2005 —

Le dépistage d’une dyslipidémie repose sur l’EAL (exploration d’une anomalie lipidique),qui détermine les concentrations de cholestérol total, triglycérides, HDL-cholestérol et LDL-cholestérol.
Tous les adultes doivent être dépistés mais il n’est pas justifié de répéter ce bilan, lorsqu’il est normal.

Cinq niveaux "cibles" de LDL-cholestéroL définissent l’intervention thérapeutique. Ces objectifs ont été déterminés en fonction de l’état vasculaire du patient et du nombre des facteurs de risque cardiovasculaire associés.

• La prescription d’hypolipémiants n’est pas justifiée chez de nombreux patients ayant un risque cardiovasculaire faible. Le traitement diététique est la base de la prise en charge de ces patients.

• Quand une thérapeutique médicamenteuse est indiquée, il s’agit le plus souvent d’une statine,
sauf dans les 3 circonstances suivantes:

• intolérance aux statines;
• LDL-cholestérol < 1 g/l associé à des triglycérides élevés et un HDL-cholestérol bas;
• hypertriglycéridémie sévère isolée (TG > 4 g/l).

• Le traitement hypolipémiant débute habituellement par les posologies les plus faibles. En l’absence d’évaluation suffisante, l’utilisation de fortes doses, voire de combinaisons thérapeutiques, est à discuter au cas par cas. Elle ne doit pas se faire au détriment d’une bonne tolérance et d’une bonne observance du traitement.

• La surveillance de l’efficacité et de la tolérance commence entre 1 et 3 mois après le début du traitement.

• La prise en charge d’une dyslipidémie doit être associée à celle des autres facteurs de risque cardiovasculaires.

Trois catégories de patients à haut risque cardiovasculaire pour lesquels le LDL-cholestérol doit être inférieur à 1 g/l.
Les patients ayant des antécédents:
• de maladie coronaire avérée (angor stable et instable, revascularisation, IDM, IDM silencieux documenté),
• de maladie vasculaire avérée (accident vasculaire cérébral ischémique, artériopathie périphérique à partir du stade Il).
• Les patients ayant un diabète de type 2, sans antécédent vasculaire mais ayant un haut risque cardiovasculaire défini par:
• une atteinte rénale: protéinurie > 300 mg/24 h ou clairance de la créatinine estimée par la formule de Cockcroft-Gault < 60 mI/min.
• ou au moins deux des facteurs de risque suivants : âge, antécédents familiaux de maladie coronaire précoce, tabagisme, hypertension artérielle, HDL-cholestérol <0,40 g/l, microalbuminurie (>30 mg/24 h).

• Les patients ayant un risque > 20% de faire un événement coronarien dans les 10 ans (risque calculé à partir d’une équation de risque)
Voir les recommandations sur les Méthodes d’évaluation du risque cardio-vasculaire global.

L'Assurance Maladie
afssaps: Agence française de securité sanitaire des produits de santé


PRISE EN CHARGE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE

Quel est l’objectif thérapeutique?

Aucun facteur
de risque
1 seul facteur
de risque
2 facteurs
de risque
3 facteurs
de risque
Patient à haut risque
cardiovasculaire:
- Antécédents de maladie cardiovasculaire avérée
- Diabète de type 2 à haut risque*
- Risque de survenue d’un événement coronarien dans les 10 ans  20 %
LDL-cholestérol <2,2g/I
LDL-cholestérol <1,9 g/I
LDL-cholestérol <1,6 g/I
LDL-cholestérol <1,3 g/I
LDL-cholestérol <1,0 g/I

* Diabète de type 2 à haut risque:
atteinte rénale ou au moins deux des facteurs de risque suivants: âge, antécédents familiaux de maladie coronaire précoce, tabagisme, hypertension artérielle, HDL-cholestérol <0,40 g/l, microalbuminurie (>30 mg/24 h).

Facteurs de risque cardiovasculaire à prendre en compte pour le choix de l’objectif thérapeutique selon les valeurs de LDL-cholestérol

Facteurs de risque
• Âge: • homme de 50 ans ou plus
• femme de 60 ans ou plus

• Antécédents familiaux de maladie coronaire précoce
• infarctus du myocarde ou mort subite avant 55 ans chez le père ou chez un parent du 1er degré de sexe masculin;
• infarctus du myocarde ou mort subite avant 65 ans chez la mère ou chez un parent du 1erdegré de sexe féminin.

• Tabagisme actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans

• Hypertension artérielle permanente traitée ou non (se reporter aux recommandations spécifiques)

• Diabète de type 2 traité ou non (se reporter aux recommandations spécifiques)

• HDL-cholestérol < 0,40 g/l (1,0 mmolm/l) quel que soit le sexe

Facteur protecteur
• HDL-cholestéroL 0,60 g/l (1,5 mmol/l) : soustraire alors “un risque” au score de niveau de risque.
Exemple: une femme de 60 ans ayant une concentration de HDL-cholestérol égale à 0,70 g/l (1,8 mmol/l), est considérée comme sans facteur de risque



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