2.ACCES AUX SOINS ET CONTINUITE
DES SOINS
2.1.MESURES RELATIVES
A LA POLITIQUE DE DEMOGRAPHIE MEDICALE
Les projections soulignent que la baisse de
la densité médicale accroît
l'importance d'une politique de régulation
de l'installation des médecins sur le
territoire afin d'atténuer l'inégale
répartition des médecins et corrélativement
l'inégalité d'accès aux
soins.
En partenariat notamment avec l'Etat, les collectivités
territoriales et les universités de médecine,
les parties signataires souhaitent être
un acteur d'une politique de régulation.
D'ores et déjà, les parties signataires
s'accordent sur le fait que les aides financières à elles
seules ne permettront pas de résoudre
le problème de l'installation des médecins
en zone déficitaire qui suppose une amélioration
des conditions d'exercice.
A ce titre, ils conviennent d'adopter, dans
un premier temps, des mesures destinées à favoriser
les remplacements dans les zones rurales ou urbaines
déficitaires en offre de soins. Dans un
second temps, un bouquet de mesures incitatives élaborées
en collaboration avec l'ensemble des acteurs
concernés sera mis en œuvre ; les
parties s'entendent pour étudier notamment
la mise à disposition d'un " titre
emploi entreprise " aux médecins
conventionnés.
2.1.1.Mesures
relatives au remplacement des médecins
généralistes.
L'une des principales contraintes évoquée par les professionnels
de santé exerçant en zones rurales, de montagne ou urbaines
déficitaires en offre de soins est, outre la permanence et la
continuité des soins, la difficulté de se faire remplacer.
Les parties signataires conviennent dans un premier temps de mettre en œuvre
les contrats de bonne pratique portant sur les zones concernées.
Une autre mesure vise à accompagner les médecins s'installant
ou installés en zone déficitaire de soins A cet effet,
l'UNCAM s'engage à mettre en œuvre des outils, par exemple
un site Internet, lui permettant de simplifier pour les médecins
de ces zones la recherche de remplaçants.
2.1.2.Outils
et travaux complémentaires
En parallèle de ces dispositions, les
parties signataires s'engagent à étudier
la mise en œuvre d'outils complémentaires
permettant aux médecins, faisant le choix
de s'installer dans des zones déficitaires,
de bénéficier d'un accompagnement
spécifique et adapté, afin de mettre
en œuvre une politique de régulation
démographique fondée sur un partenariat
et des dispositifs incitatifs tenant compte des
besoins exprimés par les praticiens.
Dans ce champ, des travaux seront entamés,
portant notamment sur les quatre volets d'action
suivants :
La
possibilité d'octroi d'une bourse d'études
aux étudiants en médecine s'engageant à s'installer
dans une zone déficitaire, en complément
et/ou en supplément, de celles qui pourraient éventuellement être
offertes par les collectivités territoriales.
Le
développement par l'Assurance maladie
d'une démarche d'offre de services aux
professionnels s'installant.
L'offre de service permettrait notamment d'aider les médecins à établir
une étude de marché de la zone où ils souhaitent
s'installer et de les accompagner dans les démarches administratives
afférentes à leur installation. Il s'agirait aussi de les
informer sur les maisons médicales, les réseaux, les modalités
d'organisation de la permanence des soins, etc existant dans la zone
où ils souhaitent exercer. Ceci pourra s'accompagner d'une démarche
d'information des étudiants en médecine au sein des universités
sur l'installation et même plus généralement sur
l'assurance maladie.
La
possibilité d'aides forfaitaires à l'installation.
Les parties signataires étudieront d'ici
le 1er janvier 2006 les éventuelles modalités
d'attribution d'aides dans le champ prévu
par l'article 49 de la loi du 13 août 2004
relative à l'assurance maladie.
Les
parties signataires s'engagent à réaliser,
dans le courant de l'année 2006, un bilan
des conditions d'accès des assurés
aux soins coordonnés à tarifs opposables
ou maîtrisés et à étudier,
en tant que de besoin, les mesures susceptibles
de garantir à l'ensemble des assurés
cet accès, en particulier dans les zones
de faible densité médicale.
2.2.LA
PERMANENCE DES SOINS AMBULATOIRE
Les parties signataires s'entendent pour mettre à profit
la parution des nouveaux textes réglementaires
pour définir le dispositif de permanence
des soins ; ce nouveau dispositif sera précisé dans
un avenant conventionnel, au plus tard le 15
mars 2005.
Les modifications réglementaires attendues
devraient permettre l'adaptation de l'organisation
de la permanence des soins la nuit, en fonction
du besoin et des possibilités de réponse
donc de relais, qui existent ou peuvent être
mises en place sur un secteur donné, en
particulier entre minuit et 8h.
Les parties signataires optimiseront l'intervention
des médecins, notamment lorsqu'ils sont
de permanence en deuxième partie de nuit,
afin de prendre en compte les différents
systèmes de réponse aux urgences
nocturnes, notamment les urgences hospitalières.
Sera également pris en compte le cas particulier
des zones rurales, distinguées des zones
urbaines dans lesquelles les réponses
offertes à la population au besoin de
permanence des soins sont diversifiées.
Dès lors, pourra être mise en place
une gestion régionale du dispositif de
permanence des soins ambulatoire dans le cadre
des Missions Régionales de Santé sur
la base d'une enveloppe globale qui leur sera
attribuée.
Dans l'attente d'un nouvel accord conventionnel,
le dispositif actuel continue de s'appliquer.
les parties signataires s'entendent pour réserver
une enveloppe de 60 millions d'euros pour la
mise en œuvre de ce futur dispositif de
permanence des soins ambulatoire.
2.3.LA
PERMANENCE DES SOINS EN ETABLISSEMENTS
Dans l'attente d'un examen de la situation des
autres spécialistes soumis aux mêmes
obligations de permanence en établissement,
les dispositions présentées aux
paragraphes suivants sont reprises. Les signataires
conviennent d'étudier, tout particulièrement,
la situation des pédiatres soumis à des
obligations d'astreinte, ainsi que celle des
médecins urgentistes soumis à des
obligations de garde en UPATOU privées.
2.3.1.Pratiques
professionnelles des chirurgiens et anesthésistes-réanimateurs,
relatives à la permanence des urgences
Afin d'organiser leurs pratiques professionnelles
relatives à la permanence des urgences,
les chirurgiens et anesthésistes-réanimateurs
qui assurent la prise en charge des urgences
au sein des établissements de santé mentionnés
au d) de l'article L 162-22-6 du code de la sécurité sociale
autorisés à faire fonctionner une
unité ou un service d'urgence ou au sein
d'un établissement autorisé à fonctionner
un établissement relais conformément à l'article
R 712-69 du code de santé la publique
peuvent adhérer à des contrats
conformes au contrat type en annexe. Les médecins
libéraux en établissement relais
ne peuvent percevoir les rémunérations
précédentes lorsqu'ils les perçoivent
déjà au titre de leur intervention
dans des établissements ayant reçus
une autorisation d'urgence.
2.3.2.Pratiques
professionnelles des gynécologues obstétriciens
et anesthésistes-réanimateurs,
relatives à la prise en charge des accouchements
dans les unités d'obstétrique pratiquant
plus de 1500 accouchements
Afin d'organiser leurs pratiques professionnelles
relatives à la permanence de la prise
en charge des accouchements dans les unités
d'obstétrique pratiquant plus de 1500
accouchements, les gynécologues obstétriciens
et les anesthésistes-réanimateurs
exerçant dans une unité mentionnée à l'article
D 712-75 du code de la santé publique
peuvent adhérer à des contrats
conformes aux contrats type en annexe. La rémunération à laquelle
ouvrent droit ces contrats ne se cumule pas avec
la majoration forfaitaire pour sujétion
particulière mentionnée dans l'arrêté du
27 décembre 2001.
2.3.3.Pratiques
professionnelles des pédiatres, relatives à la
permanence de la surveillance et de la prise
en charge des soins spécialisés
de certains nouveaux nés
Afin d'organiser leurs pratiques professionnelles
relatives à la permanence de la surveillance
et de la prise en charge des soins spécialisés
des nouveaux nés à risque et de
ceux dont l'état s'est dégradé après
la naissance ou présente des détresses
graves ou des risques vitaux, les pédiatres
exerçant dans les unités mentionnées à l'article
D 712-90, sous réserve de pratiquer les
soins intensifs de néonatologie, et à l'article
D 712-98 du code de la santé publique
peuvent adhérer à des contrats
conformes au contrat type en annexe. La rémunération à laquelle
ouvrent droit ces contrats ne se cumule pas avec
la majoration forfaitaire pour sujétion
particulière mentionnée dans l'arrêté du
27 décembre 2001.
2.3.4.Pratiques
professionnelles relatives à la permanence
de la prise en charge de patients présentant
plusieurs défaillances viscérales
mettant en jeu le pronostic vital et impliquant
le recours à des méthodes de suppléance
Afin d'organiser leurs pratiques professionnelles
relatives à la permanence de la prise
en charge de patients présentant plusieurs
défaillances viscérales mettant
en jeu le pronostic vital et impliquant le recours à des
méthodes de suppléance, les médecins
spécialistes mentionnés à l'article
D 712-108 du code de la santé publique
exerçant dans une unité mentionnée à l'article
D 712-106 du même code peuvent adhérer à des
contrats conformes au contrat type en annexe.2.3.5.Pratiques
professionnelles relatives à la permanence
de la prise en charge des soins intensifs cardiologiques
Afin d'organiser leurs pratiques professionnelles
relatives à la permanence de la prise
en charge des soins intensifs cardiologiques,
prévue à l'article D.712-117 du
code de la santé publique, les médecins
exerçant dans les unités mentionnées à l'article
D.712-115 du même code peuvent adhérer à des
contrats conformes au contrat type en annexe.
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