Le
7 février 2005
Communiqué
Pour la Fédération des Médecins de
France et la Fédération des Médecins
Spécialistes de France, en l'absence de remboursement
par les mutuelles, les “dépassements” pour
les médecins spécialistes exerçant en
secteur I , déjà limités et très
encadrés, ne seront que des coquilles vides.
La loi autorise les dépassements aux spécialistes.
Pourquoi ?
Parce que le gouvernement et les parlementaires ont partiellement
reconnu que l'assurance maladie n'a pas les capacités
financières suffisantes pour rémunérer à leur
réelle valeur les actes médicaux des médecins
spécialistes les tarifications étant inchangées
depuis 10 ans et plus.
La convention a définit les condition d'un parcours
coordonné.
La convention a formalisé l'accès direct au
spécialiste secteur I et les limitations des dépassements
des spécialistes secteur I et ceux des spécialistes
secteur II optionnel.
L'existence de l'amendement Leclercq et ses incidences fiscales
conforte l'attitude politique des mutuelles qui s'apprêtent à refuser
de prendre en charge les dépassements des spécialistes
du secteur I. Ainsi est dénaturé l'esprit de
la loi et se trouve posée la question de la place
des mutuelles dans les modes de remboursements des assurés
sociaux.
On reprend d'une main ce que l'on accordé de l'autre.
Dès lors, quel est l'intérêt pour les
assurés sociaux de cotiser à une mutuelle
qui n'assure pas la couverture des dépassements
d'honoraires permis par la loi aux médecins spécialistes
?
La F.M.F. et la F.M.S.F. auraient préféré que
la convention permette d'honorer les actes réalisés
par les médecins spécialistes à leur
réelle valeur en ouvrant droit à un remboursement équitable
dans un secteur unique à honoraires librement modulables
permettant a la fois un accès aux soins à tous
et le maintient de la qualité des soins grâce à des
prestations correctement rémunérées.
La F.M.F. et la F.M.S.F. mettent en garde le gouvernement
sur cette politique incompréhensible pour les spécialistes
libéraux qui assurent au quotidien une médecine
spécialisée de proximité et de qualité contribuant
ainsi à la qualité de la médecine
française reconnue hors de nos frontières.
La F.M.F. et la F.M.S.F. voient, dans ces dispositions
fiscales à l'encontre des assureurs confortant les
attitudes mutualistes, une volonté de nuire à l'esprit
même de la réforme ce qui augure mal de son éventuel
succès.
La F.M.F. et la F.M.S.F. dénoncent cette attitude
qui renforce la décision de la FMF de ne pas adhérer à cette
convention inégalitaire et discriminatoire.
Docteur J.C. Régi Docteur B. Pommey
Président F.M.F. Président F.M. S. F.
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