recharger la page
     


  Edito Actu   C.S.M.V.O     Agenda     Vie pratique      

 

 















Carte Blanche du SML

Nous ne promettons pas la lune

Dans notre pays il est pratiquement impossible d’exercer en dehors du cadre conventionnel si l’on souhaite que nos patients puissent bénéficier du remboursement de leurs soins à un niveau correct. 76 % des dépenses de santé sont prises en compte par l’Assurance obligatoire et le reste par les assurances complémentaires ou les patients eux-mêmes.
Le cadre conventionnel est, reconnaissons le, souvent répulsif notamment compte tenu des contraintes administratives et de la faiblesse des tarifs opposables, mais les médecins de gré ou de force composent avec.
Face à cette situation on peut avoir toutes les attitudes possibles dont :
- Vouloir tout casser et exercer hors convention (seul un nombre très restreint de médecins a choisi cette option),

- Vouloir changer de système et passer à un système assurantiel privatif (notre pays n’est pas prêt à abandonner « Sa » sécurité sociale et les assureurs complémentaires aujourd’hui refusent de plus en plus de jouer librement le jeu de la concurrence et souhaitent s’entendre pour limiter les compléments d’honoraires),

- Se battre au quotidien, pour obtenir une juste reconnaissance des tarifs médicaux et réduire les tracasseries administratives.

Le SML a demandé, de longue date, une réforme de l’assurance maladie qui permette une responsabilisation des patients et une meilleure utilisation des compétences des médecins généralistes et des spécialistes. En ce sens le parcours de soins dans sa forme originelle était une bonne approche, mais elle a été dévoyée par les décrets sur le moindre remboursement et la communication calamiteuse des Caisses d’assurance maladie. On constate actuellement qu’il faut améliorer cette organisation de notre système de soins, sans pour autant tout casser. Repartir de zéro, comme certains le proposent, ne règlerait pas pour autant nos problèmes car on sait que toute réforme nécessite un temps d’adaptation et on a assez perdu de temps pendant les années 1995-2003.

Le SML s’est donc impliqué dans la réforme avec conviction, mais avec la ferme intention d’obtenir pour les médecins le juste retour financier de leur investissement. En 2005 une première revalorisation des tarifs a été obtenue dans un contexte économique difficile et il n’était pas évident de conclure un accord alors que les déficits budgétaires étaient colossaux. Certes, pour les spécialistes du secteur I la revalorisation des tarifs était visible, (les secteurs II gardant leur liberté d’honoraire intacte et validée règlementairement) mais pour les généralistes la rémunération pour les patients en ALD était moins visible, car fractionnée et programmée dans le temps, mais elle a existé.

Nous étions conscients que ces revalorisations étaient insuffisantes, mais nous avions tous l’assurance qu’au vu du résultat de l’année 2005, il y aurait réactualisation des tarifs. Nous nous sommes battus pour obtenir au cours du premier trimestre 2006 la juste revalorisation nécessaire et nous avons engagé des actions de contestation devant le refus de l’UNCAM de prendre en compte nos revendications. Devant la montée en charge des actions de contestation, et quoiqu’en disent certains, les Caisses ont programmé en urgence une réunion de négociation le 2 mars. Au cours de cette réunion il y a eu des avancées de la part des Caisses, mais aussi une demande d’engagements de maîtrise bien plus importants que prévus et sur une durée de 2 ans, avec à nos yeux un déséquilibre dans l’accord. Nous avons donc refusé d’avaliser un avenant insatisfaisant tant pour les généralistes que pour les spécialistes qui n’avaient pas le retour financier à la hauteur des engagements demandés. En outre nous avons essuyé un nouveau refus de négocier sur le secteur optionnel. Le SML a estimé qu’il était ridicule de céder au chantage « affectif » et que le spectre du comité d’alerte en ce qui concerne la médecine de ville était surfait.

Reniant ses engagements d’union face aux Caisses, une autre organisation syndicale a préféré « la braderie » et a signé cet avenant qui apporte seulement une partie des revalorisations tarifaires que nous avions réclamées mais qui obère l’avenir (Cf. les prises de position du Président de l’UNCAM).

Le SML regrette qu’un syndicat majoritaire depuis le vote aux Unions Régionales en 2000, et donc théoriquement en position de force, ait « déposé les armes » avant de combattre. Le SML reprend sa totale liberté d’expression et engage les médecins à rejoindre notre syndicat qui ne fait pas de promesses inconsidérées, mais qui tient à respecter ses engagements.

Nos demandes ne sont pas démagogiques, elles sont économiquement accessibles et certains pourraient même les considérer comme insuffisantes, mais nous refusons de promettre la Lune comme certains le font par pure démagogie électorale. Le SML tient toujours ses engagements. Pour preuve, entre autre, nous avions promis une modification de la PDS des généralistes avec comme base le volontariat et nous avons obtenu satisfaction, même s’il persiste encore quelques couacs.

Confrères vous avez deux possibilités pour défendre votre profession : la première en adhérant au SML, la deuxième en votant pour les listes présentées par le SML lors du renouvellement de vos représentants aux Unions Régionales des Médecins Libéraux au mois de Mai prochain. Il faut constituer une force syndicale qui sache dire Oui, mais qui sache aussi dire Non et ne pas avaliser un accord incomplet et prématuré.

Docteur Dinorino CABRERA
Président du SML

retour à la page d'Accueil du SML 95

 



 
page précédente    
haut de page