Les objectifs médicaux
et de santé publique contenus dans le CAPI
ne font
pas consensus dans la profession
:
lire dans le
généraliste l'article
: les 16 objectifs passés au crible par
des experts. Certains objectifs sont plus que discutables
voir contre productifs en matière de bénéfice
pour les objectifs de santé.
Tous les syndicats de
médecins refusent le
CAPI.
- la CSMF appelle
au boycott du CAPI
- le SML considère
que ce CAPI est inapplicable parce que les indicateurs, établis
unilatéralement par la CNAM, sont trop élevés et ne
correspondent pas à la réalité de la pratique.
- La FMF dénonce
les dérives de ce projet fixant des résultats utopiques en
matière de prévention tout comme la fixation d'objectifs
chiffrés en matière de prescriptions médicamenteuses.
- Pour MG
France "le CAPI représente avant tout un surcroit
de travail administratif complexe (il s’agit d’un
dossier de 40 pages). La « prime » d’intéressement
qu’ils sont susceptibles de se voir attribuer, si leurs résultats
sont considérés comme satisfaisants, est aléatoire
et de toute façon insuffisante".
- Espace
Généraliste démonte le CAPI en stigmatisant une
rémunération à un taux horaire inférieur
au SMIC.
- L'AMEDREF (anciens
médecins référents) disents : "Non, les
CAPI ne sont pas la Capitation dont nous aurions besoin".
Au total le CAPI antidéontologique, pouvant
être contraire aux objectifs de santé de
nos patients, est une "USINE
A GAZ" qui ne peut convenir
à personne.
3 août 2009 : article paru sur Egora: Des
médecins conseil mettent en garde
contre les Capi !
juillet
2009 : Opinion
d'une Consœur
du Val d'Oise :
"Je ne comprends pas
pourquoi tant de confrères signent
le CAPI, surtout compte-tenu de l'opposition
de l'Ordre (et maintenant, même, d'un
syndicat de médecins-conseil!).
Peut-être parce que la DAM leur a tenu le même discours qu'à moi,
début juillet: je cite (en substance):
"Ce n'est plus l'Ordre qui s'y oppose, ce sont les syndicats; et les syndicats,
hein, vous voyez ce que je veux dire... Et puis de toutes façons, vous êtes
presque à vos objectifs, regardez vos chiffres! Vous n'avez pas grand-chose à faire
pour les atteindre et toucher la rémunération!" (comment vérifier
ses chiffres?)
Je lui ai demandé de me montrer un document prouvant l'assentiment de
l'Ordre, elle a fouillé dans sa mallette puis m'a dit "désolée,
je ne l'ai pas. Mais ne vous inquiétez pas, vous pouvez signer, tenez,
voici le contrat déjà prérempli à votre nom!" Devant
mon refus obstiné, elle a conclu dans un sourire: "De toutes façons
ce sera dans la prochaine convention." J'ai demandé: "donc, obligatoire??" elle
m'a répondu: "oui, obligatoire." J'ai demandé une explication,
qu'elle ne m'a pas fournie.
Je ne suis pas sûre que cette argumentation soit très ... honnête. .../...
je me permets de vous informer que j'ai reçu une réponse écrite du Conseil de l'ordre des Médecins du Val d'Oise qui se dit "toujours opposé" au CAPI, "considérant ce contrat comme contraire à la déontologie médicale." (3/9/09)
J'en conclus donc que la DAM m'a purement et simplement menti à ce sujet, pour m'influencer?! "
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23 septembre 2009 : SUITE (DAM - CAPI: le retour)
"Bonjour!
Je voudrais vous raconter la 2e visite de la DAM venant me proposer le CAPI. Elle était donc passée en juillet, elle est repassée hier mardi, pour me parler de mes prescriptions de statines, et me demander ma réponse.
Je lui ai redemandé clairement si le Conseil de l'Ordre approuvait le CAPI, elle m'a répondu oui. Je lui ai demandé si c'étaient toujours les syndicats qui s'y opposaient comme elle me l'avait dit, elle m'a répondu oui.
Elle m'a redit, comme en juillet, que le CAPI m'avait été proposé à moi (et pas à d'autres: est-ce vrai?) parce que j'étais "éligible" (je cite), c'est-à-dire proche des objectifs que mon contrat comportait; il paraît que le CAPI n'est pas proposé aux médecins qui sont loin des objectifs, en tout cas, c'est ce qu'elle m'a dit; donc, selon elle, j'aurais peu d'effort à faire pour toucher la rémunération.
Elle m'a redit que le CAPI "sera probablement intégré dans la prochaine convention, il y a de fortes chances. Dans ce cas, il sera obligatoire. Et il sera probablement moins bien rétribué que celui que je signerais aujourd'hui, qui resterait, lui, valable trois ans."
Comme argument de la probabilité de l'intégration du CAPI à la prochaine convention, elle m'a donné... son succès actuel... J'ai objecté que ce ne seront pas forcément les actuels signataires qui en décideraient. Elle m'a dit par ailleurs: "Souvenez-vous de la prime à l'informatisation: au début, l'informatisation était facultative et indemnisée, maintenant elle est obligatoire et non indemnisée [ce qui est d'ailleurs faux puisque l'on touche quelques centimes pour les FSE], or il y a de fortes chances que pour le CAPI, ce soit pareil à l'avenir, donc il vaut mieux signer tout de suite, vous êtes assurée de toucher ce qui est écrit, pour les trois ans à venir, après, on ne sait pas."
A noter qu'elle a ajouté qu'il était en projet que les patients soient un jour, en quelque sorte, logés à la même enseigne: par exemple, m'a-t-elle dit, si un diabétique ne respecte pas le rythme des examens de surveillance, on lui supprimerait le bénéfice de l'ALD. (??)
Elle m'a ensuite demandé si, oui ou non, je signais, car mon contrat reste valable en l'état jusqu'au 30 septembre, ensuite, les objectifs pourraient être plus sévères.
J'ai répondu que j'étais bien ennuyée car, faute de réponse claire de sa part depuis juillet, j'avais écrit au Conseil de l'Ordre, et que celui-ci m'avait répondu que le CAPI était antidéontologique. Elle m'a dit: "ne vous inquiétez pas, les contrats ne sont pas communiqués au C.O." Je me suis étonnée: je croyais que tout contrat concernant la pratique d'un médecin devait lui être communiqué? Elle m'a répondu non, on ne communique pas ces contrats, en raison de l'opposition du C.O. Réponse en parfaite contradiction, donc, avec ce qu'elle m'avait soutenu en début d'entretien, à savoir que le C.O. ne s'opposait pas au CAPI!
Je lui ai demandé: et les patients, le sauront-ils, que j'ai signé le CAPI? Elle m'a répondu: "non, sinon le C.O. le saurait!"
Je lui ai alors dit qu'à ma connaissance, le Code de Déontologie avait force de loi, et que je ne voyais pas comment je pourrait signer contre l'avis du C.O. Elle paraissait de plus en plus embarrassée, et m'a alors parlé (sujet que je n'avais pas abordé moi-même) de la polémique concernant la rémunération des Médecins-Conseils pour les CAPI signés; elle m'a dit: "un de vos confrères m'a parlé de cela, j'ai demandé, et on m'a dit que c'était n'importe quoi". J'ai remarqué que je doutais que le Président du Conseil National de l'Ordre des médecins puisse écrire impunément n'importe quoi, or le C.O. du Val d'Oise m'avait joint la lettre du Dr Legmann. Je lui ai dit que je voulais des écrits, et pas des on-dit, pour prendre une décision, puis je lui ai demandé (en précisant bien que ce n'était pas de sa personne que je parlais, mais de ceux qui l'envoyaient, que je n'avais rien contre elle, qu'il n'y avait rien de personnel, etc., enfin bref, en prenant beaucoup de précautions de politesse) comment je pourrais faire confiance, en quoi que ce soit, à des gens qui se contredisaient quant à l'avis du C.O. Elle s'est énervée et m'a dit que le C.O se contredisait lui-même: qu'un "membre du C.O. qui siégeait à la commission" avait dit qu'il ne pouvait pas être pour le CAPI du fait de sa position ordinale, mais que, personnellement, il y était favorable; je lui ai dit que ce "on-dit" n'avait aucune valeur pour moi.
Elle s'est franchement énervée et j'ai alors eu droit à ces apostrophes: "dites plutôt que ce n'est pas assez rémunéré pour vous, ou que vous ne voulez pas d'une carotte!" et "eh bien, vous n'avez qu'à vous déconventionner!" puis: "je déteste me faire allumer comme ça, je vais faire remonter." (je cite) A noter qu'à aucun moment je ne me suis comportée de façon impolie, je m'en suis bien gardée, ce n'est pas mon genre, et cela m'aurait mise en tort. Elle a conclu: "Vous n'aviez qu'à me dire que vous ne signeriez pas et c'est tout".
Dois-je en conclure que l'on doit écouter les DAM pendant 20 à 40 mn (comme elles nous le demandent pour tous les rendez-vous) sans avoir le droit de poser des questions ni de faire des objections? Dois-je en conclure que je vais être signalée à la Caisse comme ... comme quoi, d'ailleurs? puisque je n'ai pas été impolie. C'est elle qui l'a été, avec le mot "allumer", que je trouve très incorrect à mon égard.
Bien sûr il n'y a pas de témoin pour corroborer mon récit, mais je vous assure que l'entretien s'est passé ainsi, et que j'en ai été scandalisée, pour ne pas dire écoeurée."